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Cycle de conférence
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Cycle de conférence

Tout comme les expositions temporaires et leur programmation de saison, le cycle de conférence de MuséAl permet de dresser un panorama historique sur une thématique précisé ou contraire d’aborder un sujet sur la période antique.

Proposées chaque 2e samedi du mois et gratuite, les conférences de MuséAl sont toujours conçues et animées par un chercheur, enseignant à l’université ou professionnel de musée.

Toutes les conférences sont gratuites. Pour plus de renseignements, vous pouvez contactez MuséAl au 04 75 52 45 15 ou par mail museal@ardeche.fr

Samedi 9 novembre à 17h

Dernière conférence de l'année !

Nicolas Monteix est maître de conférences en histoire et archéologie romaines à l’Université de Rouen Normandie. Rattaché au laboratoire GRHis (Groupe de recherche d’histoire), ses principaux thèmes de recherche portent sur l’étude du système de production de l’Antiquité romaine.

Si les fouilles et nettoyages menés dans les boulangeries de Pompéi entre 2008 et 2014 par l’École française de Rome et le Centre Jean-Bérard ont permis de mieux cerner la chaîne opératoire et l’évolution des espaces voués à la production de pain levé entre le Ier s. avant notre ère et le Ier s. de notre ère, ils ont aussi soulevé une série de questions touchant au fonctionnement de certains outils, comme les meules, les pétrins et les fours. Pour résoudre ces dernières, un programme d’expérimentation a été développé au Musée et site gallo-romains de Saint-Romain-en-Gal depuis 2016. Il comprend, pour l’heure, la reconstruction d’un four identique à ceux étudiés à Pompéi.

Après une rapide évocation des principaux résultats du programme d’étude à Pompéi, les premières expérimentations menées seront présentées.

Samedi 5 et dimanche 6 octobre à 16h30

"Le vin en jarre hier et aujourd'hui"


Animée par Christophe Caillaud,
chercheur et médiateur au musée de Saint-Romain-en-Gal dans le Rhône. Ses thématiques de recherches portent sur le vin antique et l’experimentation archéologique.

Bien attesté dès la plus haute Antiquité le lien entre la céramique et le vin semble se renouer aujourd’hui dans les chais d’un monde vinicole de plus en plus globalisé. Des récipients en terre cuite sont en effet visibles dans les cuveries modernes des vignerons français, espagnols, italiens, géorgiens ou américains. Après l’évocation des données archéologiques et des traditions qui perdurent dans certains pays depuis des millénaires, nous dresserons un état des lieux de ce phénomène qui n’épargne aucune région viticole de la planète.
Samedi 5 octobre à 16h30


"Horti romani " : banquetez dans les jardins

Animée par Eric Morvillez, docteur en archéologie et en histoire de l’art. Il est maître de conférence à Avignon et chercheur au CNRS.

La gourmandise des Romains est restée légendaire, comme leur art de la table, à travers l’installation du triclinium, salle essentielle de la domus, comme de la villa pour souligner le statut social des propriétaires.

Aux salles à manger intérieures répondent parfois des installations d’été, fixes ou mobiles, dans les jardins ou dans les cours. Dès les premières découvertes à Pompéi, elles ont retenu l'attention, dans des maisons ordinaires comme dans les plus belles résidences. A travers les cas de la cité campanienne, nous verrons comment s’organisent ces aménagements de plein air au Ier siècle, à la mise en scène raffinée : ils sont souvent liés à la mise en scène de bassins, fontaines et jeux d’eau rafraichissants. Un décor peint ou statuaire peut compléter l’ambiance de ces triclinia.
Mais nous verrons ensuite qu’il en existe d’autres exemples moins connus dans l’ensemble du monde romain et que cette mode perdura jusqu’à la fin de l’Antiquité.
Dimanche 6 octobre à 16h30

Samedi 14 septembre à 17h : santé et alimentation dans l'Antiquité

Santé et alimentation dans l'Antiquité


Animée par Dimitri Tilloi-D’Ambrosi,
docteur en Histoire romaine à l’université Jean-Moulin Lyon III. Il a travaillé sur les liens entre médecine et alimentation à l’Antiquité.


La gastronomie fait partie, dès l’Antiquité romaine, des raffinements du mode de vie. En parcourant les pages d’Apicius ou du Satiricon de Pétrone, des plats d’une complexité parfois surprenante sont présentés. Face à ce luxe alimentaire, les médecins et les moralistes s’insurgent contre les maladies qui résultent de la gourmandise et d’une cuisine trop sophistiquée. La médecine antique s’efforce alors de définir une cuisine qui soit saine pour le corps et plus largement une hygiène de vie à respecter au quotidien. Cette réflexion donne tout son sens au célèbre adage de Juvénal : mens sana in corpore sano (un esprit sain dans un corps sain).

Samedi 11 mai 2019 à 17h : ils sont gourmands ces Romains

Ils sont gourmands ces Romains


Voir l'image en grandAvec Mireille CHÉRUBINI
, spécialiste de la gastronomie romaine


Vous faire découvrir les saveurs et les secrets de la gastronomie romaine antique, voici la passion de Mireille Chérubini et le métier qu’elle s’est inventé.

Glanum, le Site archéologique de Saint-Rémy de Provence l’a inspirée : c’est à ses débuts dans la petite buvette du site, en 1991, que lui vient l’idée de s’intéresser aux goûts et pratiques culinaires de l’époque. Et la petite buvette devient la Taberna Romana, un restaurant atypique de saveurs antiques qui a étonné les visiteurs de Glanum jusqu'en 2012.

Désormais Mireille développe un service traiteur pour des apéritifs, repas de groupes, fêtes romaines... Elle anime des ateliers pédagogiques pour les scolaires, très appréciés par les professeurs de latin.

Les recherches se sont faites autour du livre d'Apicius « De Re Coquinaria », mais aussi de Pline l'ancien, Caton, Columelle, Palladius... et les recherches archéologiques sont continuellement une source d'informations.

Samedi 13 avril 2019 à 17h : les amphores dans l'Antiquité romaine

Les amphores dans l'Antiquité romaine


Avec Toni SILVINO
, archéologue et céramologue pour la société Evéha, opérateur privé d’archéologie préventive à Décines (69). Il est chercheur associé au laboratoire ArAr (archéométrie et archéologie, CNRS Lyon).


L’amphore est durant l’Antiquité le conteneur le plus utilisé pour le transport des denrées alimentaires comme le vin, l’huile d’olive ou les saumures à base de poissons. Il existe une multitude de types d’amphore produits avant tout dans le monde méditerranéen. Elles sont présentes dans la plupart des sites de consommation que ce soit dans les grands centres urbains ou dans les campagnes. Elles ont massivement été exportées vers la Gaule et plus précisément dans la vallée du Rhône. Leurs découvertes sur les sites archéologiques permettent ainsi d’apporter des données essentielles sur l’histoire non seulement du commerce mais aussi sur celle de l’alimentation durant l’Antiquité. Par ailleurs, l’existence d’un grand nombre de types répertoriés d’amphores, leur évolution sur une longue durée et une vaste zone dans l’Antiquité constituent un élément important de datation pour les archéologues.

Samedi 9 mars 2019 à 17h : des poteries pour la cuisine

Comment faire parler les céramiques archéologiques ?


Avec Cécile BATIGNE VALLET
, Chargée de recherches CNRS et directrice du laboratoire ArAr.

"Le céramologue est le spécialiste qui fait l’étude des tessons de poterie recueillis sur un chantier de fouille archéologique. Ceux-ci apportent de nombreuses informations sur les potiers et leur technologie, sur les utilisateurs et leurs pratiques alimentaires, ainsi que sur les denrées transportées. Cette présentation explorera l’apport de la céramique pour notre connaissance de la cuisine romaine et des manières de table des habitants de Gaule à l’époque romaine."

Le 2 février 2018 : remerciements et conférence

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Le vendredi 2 février Olivier Pévérelli, vice-président du Conseil départemental délégué à la Culture et au Patrimoine a adressé ses remerciements à Madame Lucette Audigier (excusée) et son fils Philippe Audigier, donateurs de la borne milliaire constantinienne du musée. En présence de Roger Lauxerois, conservateur honoaire des musées de Vienne, Francis Pailler, érudit chercheur et Aude Poinsot, directrice du musée.

De gauche à droite : A. Poinsot, F. Pailler, R. Lauxerois,
O. Pévérelli et P. Audigier


A l'issue de ces remerciements, Francis Pailler à présenter son travail de recherche sur les bornes milliaires du territoire Helvien.

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Désormais, le musée dispose désormais de deux bornes milliaires :

1. Borne retrouvée en 1861.
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Probablement à son emplacement d'origine (actuelle route nationale 102, entre Le Teil et Alba-la-Romaine montée des combes).
Datée de 145 après J.-C., elle a été installée le long de la route d’Antonin le Pieux, allant de Lyon à Nîmes : [M(ilia) P(assuum).4]... signifie
« à 4 000 pas ».




2. Borne retrouvée en 1966 au Teil.
Voir l'image en grandDatée de 300 après J.-C., elle comporte trois inscriptions successives qui rendent hommage à la famille constantinienne sous des formes qui relèvent du culte impérial. L’expression épigraphique du culte des empereurs divinisés après leur mort (ici « Divo Constantio ») est plutôt rare en Gaule. Ce document helvien est donc un témoignage exceptionnel, une manifestation d’allégeance ou de propagande impériale sur une route de Narbonnaise.

Don de Yves et Lucette Audigier (Le Teil)
Etude épigraphique, Roger Lauxerois
Recherches archéologiques, Francis Pailler
Restaurateur, Emmanuel Desroches

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